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Le mardi 8 mai 2007 à
22:05, par
UrinoirMomentanementPerime
Vous votez pour Nicolas Sarkozy pour son programme économique? Très bien, je respecte parfaitement votre décision, je vais simplement vous expliquer pourquoi je n'ai pas fais de même.
1 - Sous le gouvernement Jospin (1997-2001 = 4 ans) la dette a augmenté de 100 milliards d'€. Sous le gouvernement Raffarin + Villepin (2002-2006 = 4 ans) la dette a augmenté de 276 milliards d'€. (Source: INSEE "Comptes Nationaux" 2006).
En outre, de 1997 à 2001 (Jospin) le pourcentage de la dette en proportion de PIB a baissé 58,5% à 56,3%. De 2002 à 2006 (Raffarin + Villepin) le pourcentage de la dette en proportion de PIB a augmenté de 58,2% à 66,2%.
2 - Sous le gouvernement Jospin, on constate une baisse constante du déficit de l'Etat français en part de PIB. On passe de 3 à 1,5% de 97 à 01.
Dès 2002 (Raffarin) on revient à un chiffre de 3,2 %, et jusqu'à aujourd'hui il n'est pas redescendu en dessous de 2,7% (à noter: 2003: 4,1 %, 2004: 3,6 %)
3 - Le gouvernement Jospin a constamment réduit le déficit de la sécurité sociale pour la laisser à l'équilibre début 2002. La droite n'a fait que le creuser à partir de sa prise de pouvoir en Mai, pour aujourd'hui atteindre la somme record de 14 milliards d'€, comme l'illustre le graphique suivant.
4 - La droite a ruiné notre commerce extérieur, pourtant performant, depuis sa prise de pouvoir, aujourd'hui le chiffre de la balance commerciale annuelle est catastrophique: - 29 210 millions d'€. Pour preuve, voici le graphique historique:
5 - Nicolas Sarkozy était au pouvoir en tant que ministre de l'économie en 2004. Il sait donc parfaitement de quoi il parle.
Or, il propose de baisser de 4 points de PIB l'ensemble des prélévements obligatoires (que la droite a déjà baissé de 2 points à son arrivée au pouvoir en 2002). Il nous cite comme exemple la Suède, qui en effet a baissé de 4 points de PIB l'ensemble des prélévements obligatoires. Sauf qu'il oublie de nous dire, en dehors du fait que c'était dans les années 80 (nouvelle croissance post 2è choc pétrolier), que pour équilibrer, la Suède a du laisser courir pendant des années la dette de l'état. C'est logique, quand les dépenses courantes ne varient que peu, si l'on abaisse les ressources, il faudra s'endetter plus. Alors comment peut-il aujourd'hui prétendre à la fois considérablement baisser les prélèvements obligatoires (chose que M. Besancenot ou Mme Laguiller n'ont même pas osé proposer) et faire de la réduction de la dette la priorité de la France?
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1. Le mardi 8 mai 2007 à 22:05, par UrinoirMomentanementPerime
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